Bonsoir à tous,
Désolé pour le retard, mais famille et mon travail passent bien avant mes interventions ici.
Francis, je trouve particulièrement décevantes les différentes insinuations plus ou moins dénigrantes, voire insultantes, de ton dernier post. Mais passons.
Comme le montre très clairement ce dernier post, tu n'a vraiment pas compris un certain nombre de choses que je vais essayer encore une fois d'expliquer ci dessous.
francis ibre
La PRESENTATION des résultats de mesure ne relève absolument pas du modèle.
C'est une autre représentation du phénomène, et elle se base sur des résultats expérimentaux (donc in situ) dans le réel, et non sur des concepts intellectuels !
Merci beaucoup, Francis, pour cette phrase qui montre parfaitement l'étendue de ton erreur.
Qu'est ce qui est *mesuré* ici? Ni la réponse fréquentielle, ni la réponse impulsionnelle, ni quoi que ce soit de ce genre! Au risque dans un premier temps d'enfoncer des portes ouvertes (quoi que...), on mesure une pression dépendante du temps. Point.
La réponse fréquentielle est *CONSTRUITE* à partir de cette mesure au moyen d'un *MODELE*, c'est à dire d'une construction mathématique qui fonctionne dans un cadre précis. Ce modèle est celui de la réponse linéaire pour les systèmes invariants en temps. (Cf partie 3 de http://www.fesb.hr/~mateljan/arta/download/ARTA-user-manual.pdf, par exemple). En conséquence, cette déduction nest valable *QUE* lorsque *CERTAINES CONDITIONS* sont *REMPLIES*. Plusieurs conditions importantes sont indiquées dans le document précédent p53. La réponse à la question de mon post précédent est qu'il y a des *critères à vérifier*, *qui dépendent du système*. On ne mesure pas une salle d'opéra comme un salon, évidemment, mais on ne mesure pas non plus un salon de 50m^2, comme un de 20.
Lorsque la mesure est faite en remplissant *l'ensemble* des conditions requises, le waterfall que l'on en déduit ne peut *QUE* décroitre, puisqu'il est *CONSTRUIT* pour! Si le waterfall ne décroit pas *pour toutes les fréquences* c'est qu'il y a un problème majeur.
Pour ceux que le coté technique de la discussion intéresse, voici une description accessible de ce qu'est un waterfall: http://www.hometheatershack.com/forums/rew-forum/97-using-rew-waterfall-calibrate-sub-instead-fr-graph-3.html Désolé, cest encore en anglais (Google est votre ami).
En conclusion sur cet aspect, le waterfall montré par Francis est un excellent exemple de "mesure" fausse. Si c'est un employé de Klinger Favre qui l'a fait, fais-toi rembourser, cette courbe est bonne à mettre à la poubelle.
francis ibre
Tu pourras toujours manipuler tous les logiciels présents et futurs, ça ne changera rien : on ne peut pas corriger le champ réverbéré en agissant sur le champ direct, à moins d'accepter une altération fréquentielle sérieuse du champ direct...
Francis, tu n'y *crois* pas, libre à toi. Mais essaies de ne pas préjuger du futur ou de la science, parce que c'est possible, bien évidemment. Certains le font déjà, par différentes méthodes.
J'ai commencé ce fil sur mes problèmes d'acoustique dans mon salon il y a presqu'un an, et j'ai passé pas mal de week ends à essayer différents bass traps. Il se trouve qu'une correction en dessous de 150Hz des accidents de réponse avec quelques filtres bien placés a été beaucoup plus efficace que ces tentatives.
Je ne suis pas le seul, apparemment, à penser ça, puisque Linkwitz lui même dit des choses très similaires:
http://www.linkwitzlab.com/AES-Munich%2709/Reproduction%20as%20live-SL.pdf
p7: "En dessous de 150Hz, les quelques modes génants peuvent être égalisés paramétriquement."
Bonne continuation à tous.
François