Bonjour à tous,
En voilà une jolie polémique... Je suis un peu surpris de l'intensité des débats. Pour faire court, mon expérience, pour l'instant faible, je l'avoue bien volontiers, de l'égalisation numérique rejoint celle de Vapske que je remercie beaucoup pour ses interventions. Ma conclusion est aussi que c'est mieux avec. Sur le fond du problème, je ne suis *plus* convaincu qu'un traitement acoustique soit une meilleure solution qu'un traitement numérique.
Il y a des arguments pratiques tout d'abord: les deux demandent une analyse très fine de l'acoustique de la pièce. Un exemple: sur ce même forum: Guy demande conseil pour sa pièce. Après avoir vu les mesures, Francis lui propose d'avancer ses enceintes de 70 cm (j'aurais dit la même chose pour commencer). Manque de bol, ça ne marche pas du tout... Personnellement, j'ai perdu mon temps à construire des bass-traps à base de LDR (bonjour les relarguage de particules, d'ailleurs) et de mousse à alvéoles ouvertes, sans aucun succès. On a pu voir par d'autres exemples sur ce forum que même les résonateurs à cavités multiples ne sont pas faciles du tout à mettre en oeuvre malgré la meilleure volonté du monde. C'est assez normal puisque ces résonances ont un facteur Q très élevé de l'ordre de la dizaine ou plus, ce qui veut dire que la dissipation à cette fréquence est très faible. Pour l'augmenter suffisemment, il faut utiliser des résonateurs, beaucoup de résonateurs, bien placés, en plus. C'est à mon avis très loin d'être à la portée de tout le monde, parce qu'il n'y a pas de recette simple pour ça.
Ensuite il y a des arguments "environnementaux": ma raison de vivre n'est pas l'audiophilie. Les contraintes que j'ai choisies (et j'ai de la chance de pouvoir le faire) font que j'ai un salon qui est ce qu'il est, comme beaucoup d'autres qui interviennent sur ce forum.
Enfin il y a les arguments conceptuels. Si on prend l'optique d'un "auditorium", on accepte par là même qu'il y ait un espace relativement restreint d'écoute optimale. Ceci posé, la correction par voie électronique des accidents majeurs de la réponse BF de la pièce dans une zone disons d'1 m^2 est parfaitement possible (si elle est bien faite) et résous en grande partie le problème des résonances. Pourquoi?
1) Parce que l'acoustique d'un pièce est linéaire. Via la transformée de Fourier, cela veut dire que la réponse impulsionnelle est *exactement la même chose* que la réponse fréquentielle (en amplitude et en phase). Dire qu'on a corrigé une zone fréquentielle et parler de trainage dans cet zone veut simplement dire que la correction a été mal faite.
2) Dit d'une autre façon, la résonance d'une pièce est un phénomène simple, parfaitement modélisé, et donc corrigeable: une résonance peut être vue comme un filtre passe bas d'ordre 2...
3) Enfin, dans nos pièces non étanches, l'essentiel de la réponse basse fréquence vient de l'excitation des modes propres de la pièce (Et oui!).
De mon point de vue, la correction électronique est donc au moins aussi viable, si ce n'est plus, qu'une correction passive.
Bonne journée,
François
P.S: Jimbee a bien sur parfaitement raison en ce qui concerne le filtres actifs.
En voilà une jolie polémique... Je suis un peu surpris de l'intensité des débats. Pour faire court, mon expérience, pour l'instant faible, je l'avoue bien volontiers, de l'égalisation numérique rejoint celle de Vapske que je remercie beaucoup pour ses interventions. Ma conclusion est aussi que c'est mieux avec. Sur le fond du problème, je ne suis *plus* convaincu qu'un traitement acoustique soit une meilleure solution qu'un traitement numérique.
Il y a des arguments pratiques tout d'abord: les deux demandent une analyse très fine de l'acoustique de la pièce. Un exemple: sur ce même forum: Guy demande conseil pour sa pièce. Après avoir vu les mesures, Francis lui propose d'avancer ses enceintes de 70 cm (j'aurais dit la même chose pour commencer). Manque de bol, ça ne marche pas du tout... Personnellement, j'ai perdu mon temps à construire des bass-traps à base de LDR (bonjour les relarguage de particules, d'ailleurs) et de mousse à alvéoles ouvertes, sans aucun succès. On a pu voir par d'autres exemples sur ce forum que même les résonateurs à cavités multiples ne sont pas faciles du tout à mettre en oeuvre malgré la meilleure volonté du monde. C'est assez normal puisque ces résonances ont un facteur Q très élevé de l'ordre de la dizaine ou plus, ce qui veut dire que la dissipation à cette fréquence est très faible. Pour l'augmenter suffisemment, il faut utiliser des résonateurs, beaucoup de résonateurs, bien placés, en plus. C'est à mon avis très loin d'être à la portée de tout le monde, parce qu'il n'y a pas de recette simple pour ça.
Ensuite il y a des arguments "environnementaux": ma raison de vivre n'est pas l'audiophilie. Les contraintes que j'ai choisies (et j'ai de la chance de pouvoir le faire) font que j'ai un salon qui est ce qu'il est, comme beaucoup d'autres qui interviennent sur ce forum.
Enfin il y a les arguments conceptuels. Si on prend l'optique d'un "auditorium", on accepte par là même qu'il y ait un espace relativement restreint d'écoute optimale. Ceci posé, la correction par voie électronique des accidents majeurs de la réponse BF de la pièce dans une zone disons d'1 m^2 est parfaitement possible (si elle est bien faite) et résous en grande partie le problème des résonances. Pourquoi?
1) Parce que l'acoustique d'un pièce est linéaire. Via la transformée de Fourier, cela veut dire que la réponse impulsionnelle est *exactement la même chose* que la réponse fréquentielle (en amplitude et en phase). Dire qu'on a corrigé une zone fréquentielle et parler de trainage dans cet zone veut simplement dire que la correction a été mal faite.
2) Dit d'une autre façon, la résonance d'une pièce est un phénomène simple, parfaitement modélisé, et donc corrigeable: une résonance peut être vue comme un filtre passe bas d'ordre 2...
3) Enfin, dans nos pièces non étanches, l'essentiel de la réponse basse fréquence vient de l'excitation des modes propres de la pièce (Et oui!).
De mon point de vue, la correction électronique est donc au moins aussi viable, si ce n'est plus, qu'une correction passive.
Bonne journée,
François
P.S: Jimbee a bien sur parfaitement raison en ce qui concerne le filtres actifs.