Mon cher Guy,
le silence, ça n'existe pas !
C'est comme le vide parfait...
Un silence est forcément relatif.
Il faudrait descendre au zéro absolu, pour que tout mouvement atomique ou moléculaire cesse, et là on pourrait avoir une pression acoustique nulle, le vrai silence, absence totale d'énergie...
Sans cela on a au minimum le bruit thermique.
Donc pour moi il n'y a pas de silence : il y a seulement un bruit de fond... très bas...
Trop bas il perd sa signification. En le réhaussant on y gagne (ça me fait penser au dithering).
Le silence, c'est comme le feuille blanche de l'écrivain : ce n'est pas "rien"...
ce n'est pas "l'absence de mot", c'est au contraire le support des mots à venir.
De la même façon, le silence est le fond (noir, bien sûr, pas blanc) sur lequel le son va s'inscrire.
Avec un fond noir parfait, il manque un... support...
En ajoutant un bruit blanc, le "rien" devient matière, support.
Francis

