by escartefigue33 » Wed May 30, 2007 12:00 am
Bonjour,
J'avais écrit ce post il y a quelques jours en réponse à Loupius, mais il était dans la rubrique "tous les thèmes sauf électronique" j'ai donc fait un copier-coller ici où sa place me semble plus appropriée.
J'utilise une fraiseuse CNC depuis plus de 5 ans d'une manière quasiment quotidienne, pour le perçage des platines, le détourage, et la gravure des façades sur aluminium ou PVC genre "Gravoply".
Tout d'abord je ne pense pas qu'il soit raisonnable d'envisager d'utiliser cette machine comme elle est présentée, pour la gravure sur aluminium ou le détourage des plaques d'époxy, le moteur présenté dans l'article étant bien trop faible, le roulement de broche risque de passer de vie à trépas très rapidement.
Il faut donc envisager l'achat d'une véritable broche de fraisage comme celles proposées par la marque Kress.
Attention, le diamètre de fixation est de 43 mm.
La mienne est une FM 6990 de 900W et je la trouve un peu juste pour le travail de l'alu.
A priori elle n'est plus distribuée, mais on peut trouver d'autres modèles chez Kress.
En ce qui concerne les outils, il faut utiliser des forets carbure exclusivement, avec queue standard de 3.2 mm.
Les fraisages et détourages seront réalisés avec des fraises carbure jusqu'à 3mm, en acier rapide jusqu'à 8mm si on dispose de la pince adéquate.
L'époxy sera usiné exclusivement avec des fraises carbure.
La gravure sera réalisée avec une fraise type "javelot" angle de 22° pour le plastique, 35° pour l'alu (distributeurs Welleman).
Les vitesses d'avancement dépendent de la taille des moteurs pas à pas, et surtout de leur tension d'alimentation.
Une vitesse d'avancement de seulement 5mm/s en gravure demande des moteurs PP de 3,9A alimentés sous 30V au minimum.
A mon avis, la fraiseuse présentée doit être suffisante pour le perçage des cartes, et la gravure du plastique à condition de monter un moteur plus "sérieux".
Le perçage des cartes se fait généralement à partir de fichiers "excellon" générés par la plupart des logiciels de DAO (j'utilise Protéus).
La gravure Anglaise est intéressante pour le prototypage, mais il faut trouver un logiciel de dessin adéquat ou dessiner le parcours d'isolation soi-même ce qu'on peut faire assez facilement avec un peu d'habitude.
Je réalise diverses pièces sous le format HPGL après les avoir dessinés avec Corel Draw, logiciel pas cher et parfait pour cet usage.
Pour le centrage sur les trous et les reprises de tracés, j'ai disposé une petite caméra NB sur un mandrin qui se monte à la place de la broche, un collimateur mobile sur un petit moniteur permet de trouver le centrage sur un trou ou un contour.
On peut ainsi vérifier le tracé avant perçage ou usinage en suivant le parcours sur l'écran.
L'idéal est de disposer d'un palpeur point bas pour le changement d'outil, de nombreux logiciels gèrent ce palpeur, la broche descend jusqu'à déclencher un interrupteur et ouvrir le contact, puis remonte jusqu'a jusqu'à la fermeture du contact, c'est ce point qui est pris en référence.
A défaut de palpeur, on peut utiliser une petite languette d'aluminium de 50 à 60mm de longueur et environ 15mm de large, avec un bord relevé à l'équerre sur 10mm environ pour la prise en main.
La languette est tenue sous l'outil par le bord relevé, lègèrement oblique, l'outil descend doucement sur l'extrémité opposée à 1cm du bord environ.
Comme on tient l'extrémité de la languette, on sent très bien le contact de l'outil, on continue à descendre jusqu'à ce que la languette soit à l'horizontale, ce qui constitue de point zéro.
A ce moment on est sûr que l'outil se trouve précisément à 1mm de la surface de travail.
Celà à l'air compliqué mais c'est très efficace et la longueur de la languette permet de multiplier la précision.
A suivre...
Cordialement, GG