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Proposition de fil pour la fabrication des circuits imprimés

Postby itu » Fri Mar 20, 2009 12:00 am

Bonjour à tous
Ceci est une proposition "intéressée"...

Serait-il judicieux -dans le sens "cela intéresse-t-il du monde ?- de lancer un fil de discussion sur les différentes procédés, trucs, astuces de fabrication de circuits imprimés?

Car depuis que je creuse un peut ce sujet, je découvre chaque jour une nouvelle combine, procédé nouveau.... et je n'en suis pas au niveau du papa du four à refusion qui bidouille les imprimantes laser pour faire du "dépot de toner direct" sur une plaque de pcb.

Pour l'heure, j'utilise la technique du "transfert de toner d'imprimante laser". Je parviens à faire des circuits cms double face avec des composants en 0805 et des pistes en 3 dixième... mais ca n'a pas été évident ni marché du premier coup.

J'ai également entendu dire beaucoup de bien (plus de précision, plus de fiabilité et reproductibilité) de l'impression "directe" avec une imprimante jet-d'encre, soit en utilisant l'encre en guise de masque anti-acide, soit sur une plaque présensibilisée pour imprimer directement le "milar" sur le photoresist. Ce fera l'objet d'un futur projet de bidouille, mais pour l'heure, je n'ai pas progressé dans cette voie.

Entre les deux, j'ai testé quelques méthodes "miracle", notamment Pn'P blue (boaf) et Pulsar (beaucoup mieux).

Ca fait déjà pas mal de sujets de discussion et d'échanges d'idées et d'expérience.

Des amateurs ?

Marc
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Postby ymasquel » Fri Mar 20, 2009 12:00 am

Bonjour Marc,

Ce qui est dommage c'est d'envoyer cette idée le vendredi en fin de journée. Dans ces conditions la rédaction n'a pas le temps de prendre une décision sur le choix de solution, soitun simple fil de discussion qu'un lecteur peut fort bien ouvrir comme tu viens de le faire soit un véritable chapitre que seul le webmestre peut créer.

Je dois dire que je serais assez partisan de la deuxième option.

Nous pouvons demander aux lecteurs du forum s'ils ont une préférence qu'ils exprimeraient dans ce fil. Mais, par expérience, les week-end sont généralement peu fertiles en messages.

Amicalement, Yves.
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Postby itu » Fri Mar 20, 2009 12:00 am

Diantre... désolé Yves

j'ignorais ce détail, pensant précisément que les week end étaient propices aux bidouilles et aux recherches de renseignements

Si jai suggéré un "fil", c'est en pensant au fait que les débuts allaient peut-être s'avérer assez chaotiques
Mais le sujet me semblait intéressant compte tenu des différents progrès quont fait les allemands et les américains en matière d'astuces et de recherches.

Quelque soit la forme, je me plierais au "format" décidé par la rédaction... et des autres membres du forum. Je ne suis que celui qui lance l'idée.

Bon Week end

Marc'
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Postby hexaphase » Sat Mar 21, 2009 12:00 am

Bonjour,
J'ai participé à un fil traitant de ce délicat sujet il y a 2 (?) ans et un autre a démarré plus récemment, dans lequel de nombreux amateurs experts et pro ont donné leurs tuyaux ou demandé des conseils.
En effet un fil dédié à la photogravure permettrait de s'y retrouver.
Ce qui manque souvent, c'est une synthèse permanente des meilleures solutions.
A part d'enregistrer la date du lien intéressant par sujets, et encore c'est fastidieux pour s'y retrouver, je ne sais pas faire.


Frédéric.
P=U.I, watt else ? Cos phi.
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Postby itu » Sat Mar 21, 2009 12:00 am

On est bien d'accord... une sorte de repository des trucs et astuces. Mais limité à la photogravue me semble trop.... limitatif( sic)

La filière "toner transfert" est truffée d'embuches et absolument pas reproductibles sans un minimum de pré requis qui ne sont jamais énoncés de façon claire par exemple.

Il y a en outre une trétrachiée (vous me pardonnerez cette expression, mais mon rigorisme scientifique m'oblige à être précis) une tétrachiée donc d'astuces connexes liées au processus de fabrication (du perçage à l'étamage sérieux, en passant par le repérage des mylars ou des feuilles-transfert lors de la réalisation de double face, la métallisation des trohus z'et des vias... ad libitum.

Ceci n'interdit pas les liens sur les sites ou les discussions ayant déjà traité le sujet... ceci dit, j'avais à l'esprit plus un truc "francophone", car, comme je le disais précédemment, les principaux progrès viennent soit d'Outre Rhin, soit d'Outre Atlantique. Et tout le monde ne maitrise pas forcément (ou couramment) les langues Outrées de quelque nature que ce soit.

My 2 cts
Marc
ps : à l'attention des non-scientifiques, je tiens à préciser qu'une chiée est une unité de quantité (antérieure à l'adoption du système duodécimal puis décimal) et qui correspond à 11 unités (car, comme dit le poète, "11 fait chiée"). Une tétrachiée est donc équivalente à 44 unités, soit très nettement plus qu'un tétrapouillème ou qu'un tétraslchluck, mais nettement moins qu’une méga-floppée ou qu’une super-tripotée.
L'abandon du système Chiée fut une catastrophe pour l'unité occidentale. Car elle ne fut pas capable de trancher entre les structurations duodécimales (en Angleterre, notamment, ou elles sont toujours utilisées, en occident, ou l'heure, les mois de l'année, les œufs, la mercerie (une "grosse" qui compte 12 douzaines) se comptent encore par douze) et le système décimal qu'il est inutile d'expliciter.
Une base 11 aurait donc été un compromis élégant et nécessaire à l'abolition de ces querelles mathématiques. Avec le système Chiée, jamais la sonde américaine lancée en direction de Mars ou Jupiter, je ne sais plus, ne se serait emmêlé les pinceaux pour traduire des pieds en mètres et lycée de Versailles. Notons également au passage que la Chiée est également une juste mesure dans le cadre des traitements informatiques, situé entre l’octal et l’hexadécimal.
A noter également que la Chiée-Etalon en platine iridié, fabriquée par Réaumur –Schpotzerman le 1er Avril 1643, est précieusement gardée dans les sous-sols du Musée des Sciences et Techniques des Arts et Métiers à Paris.
Ceci pour dire qu’il est toujours possible d’achever un message par des considérations totalement absurdes et n’ayant strictement aucun rapport avec le sujet dontauquel que j’vous cause.

Marc, Président Honnoraire du CRDLC (comité de réhabilitation de la chiée)
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Postby ymasquel » Sat Mar 21, 2009 12:00 am

Bonjour Marc,

Merci pour ces rappels mesuresques dont j'avais moi-même perdu les sources. Il est si courant, en ces temps de morosité, d'entendre des âneries débitées par des personnes qui s'octroient le droit de dire n'importe quoi (la télévision en est saturée et les ouvrages "dits" littéraires leur laissent la part belle) qu'il est salutaire de remettre les cadrans solaires et autres Stonehenge à l'heure ou au moins de remonter leurs mécanismes.

Amicalement, Yves.
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Postby ymasquel » Sat Mar 21, 2009 12:00 am

Bonjour à tous,

Comme vient de me signaler la rédaction :

il y a des vendredis où la rédaction ne travaille pas, il y a des samedis où elle travaille.

Le sujet est créé, à nous de l'entretenir.

Tout ce qui concerne la fabrication de platines par les moyens autonomes, donc pas d'adresse de fabricant professionnel de platines.

Amicalement, Yves.
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Postby gérard » Sat Mar 28, 2009 12:00 am

Bonjour,
Une petite précision pout itu :
Le 1er avril 1643, Louis XIII était Roy mais plus pour longtemps, son fils Louis XIV le Grand lu succéda le 14 mai. Le 5 septembre de la même année, celui -ci eu 5 ans (et déjà Roy!).

Bonne gravure.

Gérard.
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Postby itu » Wed Apr 01, 2009 12:00 am

Ben voilà, pourquoi la chiée n'est jamais passée à la postéritée...

Bon, je déverse mon fiel sur la fabrication des cuivres avec un rapide retour d’expérience sur la gravure « toner transfert ».
Remarque liminaire : je me suis lancé dans cette aventure, poussé par des amis (il faut toujours se méfier des amis) qui m’ont embarqué dans la conception d’un circuit devant être reproduit à « moyenne échelle ». Il était donc nécessaire de produire quelques prototypes capables de valider la « faisabilité » du montage avant de confier tout çà à un sous-traitant de pcb. Une erreur peut très vite couter cher si l’on doit poubéliser une centaine de « cuivres ». De là à creuser les moyens « modernes » ayant succédé à la filière « letraset/ruban de taffetas/verni à ongle » de ma jeunesse, il n’y avait qu’un pas à franchir. Parfois dans la douleur d’ailleurs. Ceci n’est pas « la vérité »… mais une recherche. Toute personne possédant une astuce ou une méthodologie différente (même si elle implique d’apprendre à faire la danse de la pluie) est vivement invitée à la faire connaître (la méthode, pas la danse de la pluie ! )(Quoi que…)

Les filières retenues, avant adoption de l’une ou de l’autre selon les nécessités :
-la traditionnelle filière photographique
-la méthode « toner transfert » consistant à « décalquer » une impression laser directement sur la plaque de cuivre à graver
-la méthode « imprimante jet-d’encre », assimilable à la précédente méthode, mais avec quelques prérequis particuliers

Ces méthodes NE SONT PAS ANTINOMIQUES. Elles peuvent même parfois s’avérer complémentaires. Ainsi, certains expérimentateur combinent le procédé photographique et l’impression jet-d’encre (impression du « mylar » directement sur une plaque présensibilisée)

L’idéal c’est que chacun puisse décrire une approche systématique (c.a.d. progressive et n’omettant aucun détail). Ce qui éviterait de croire qu’une « valise UV » se suffit à elle-même pour insoler une plaque (voir la description de la pompe à vide d’Yves Masquelier sur son blog… elle est indispensable) ou qu’une fois insolée, une plaque « ratée » est irrécupérable pour la filière « photo » (on peut toujours réappliquer du « photoresist » en feuilles de façon simple). Ce ne sont là que deux exemples ex-nihilo.

Fin des remarques liminaires, je saute à pieds joints sur mon imprimante laser.


Les composants nécessaires :

-une imprimante laser (non !!???)
-du papier (pas n’importe lequel)
-un solvant genre acétone
-Un masque à gaz rapport au point précédent ou…
-un local ou espace aéré (on ne peut pas se shooter proprement avec ce machin, j’ai essayé)
-une plastifieuse
-de la peinture à maquette noire mat, en petits pots et en bombe
-du film « transfert thermique » (on va y revenir)
-des tampons « jex »
-un fer à souder (déjà ??)
-de la brasure
-du flux de plomberie
-une bonne perceuse, des mèches sérieuses au carbure, des disques à découper
-un nécessaire de protection : lunettes de protection, masque anti-poussière, gants caoutchouc jetables
-un flacon de tensioactif (un agent mouillant si vous préférez) (du liquide vaisselle, quoi)
-du fil de cuivre fin (genre fil émaillé)
-un évier si possible émaillé et ne craignant pas grand-chose

je crois qu’on a fait le tour. Certains de ces outils sont indispensables, d’autres ne sont utilisés que dans le cadre de la fabrication de circuits double-faces.
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Postby itu » Wed Apr 01, 2009 12:00 am

L’impression
Première étape : il suffit d’imprimer le circuit sur une feuille de papier en prenant garde à ce qu’il soit inversé. Le moyen le plus simple, pour éviter toute erreur ultérieure, consiste à inscrire, lors de la phase DAO, un petit texte du genre « face composant » ou « face soudures »sur le coté considéré. Si le texte est « lisible » normalement à l’impression, c’est que l’on a commis une erreur.

L’imprimante aura tout intérêt à offrir la plus grande « finesse » d’impression possible. Une 1200 ou 2400 dpi sont de loin préférables à une 600 dpi. Si possible Postscript afin de trahir le moins possible ce qui « sort » du logiciel de DAO ou du fichier PDF. A prendre en compte également : lors de l’impression, avec une cartouche la plus neuve possible, l’on obtient de meilleurs résultats sur certains modèles après avoir sorti la cartouche de toner et l’avoir énergiquement agitée. Ne pas oublier non plus de régler les paramètres graphiques de l’imprimante sur le paramétrage de densité des noirs le plus poussé qui soit (généralement en désactivant tout procédé d’optimisation d’impression, qui a tendance à « économiser » le toner… ce n’est précisément pas ce que l’on recherche).

Le toner : selon les imprimantes, ce peut être le poste le plus coûteux de toute la chaine de fabrication. Après des dizaines d’essais, j’ai constaté que généralement, les toners « de marque » étaient considérablement meilleurs que les produits « compatibles »… c’est souvent toute la différence entre un circuit « raté » et un cuivre exploitable.

Le papier : à chacun sa vérité. On peut lire sur les forums des recettes chamaniques invoquant la supériorité du papier Kinko Super Star ou du MegaPrint 2000 pour imprimantes photo bidules produit feuille à feuille par un moine tibétain porteur de 3 siècles de traditions séculaires… si « çà » marche, tant mieux. Eviter si possible les trop forts grammages (chers et nécessitant plus de chaleur lors du transfert thermique) et surtout les papiers photo « glossy » (brillants pelliculés) pour imprimantes jet-d’encre. Ils sont parfois recouverts d’une couche de plastique qui risque de se « déposer » sur les cylindres de chauffage de la laser, la détruisant irrémédiablement. (enfin, pas tout à fait irrémédiablement pour les courageux qui se sentent capable de démonter et nettoyer touts les cylindres de leur machine)
Après moult essais, d’excellents résultats peuvent être obtenus avec du papier offset « couché ». Le catalogue des poêles Gaudin est une pure merveille. Le magazine Times n’est pas sale non plus (et ne sera pas sale demain) (çà, c’est pour les amateurs de Bobby Lapointe). Je pense que les Œuvres Complètes de Madame et Monsieur Ikea doivent également convenir. Bref, tout papier couché du genre «revue de luxe ».

Inutile de préciser que les « réglages du noir » doivent être poussés à l’extrême et que le mode « brouillon » doit être proscrit. Si, en outre, l’imprimante possède une sortie de feuille « dans l’axe » et un introducteur feuille-à-feuille « à plat », autant s’en servir. Moins la page est courbée, meilleures sont les conditions d’encrage.
Tout papier ayant subit une once d’humidité ou qui s’est gondolé pour une raison quelconque est à écarter.
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