Dans ces petites enveloppes de verre, seulement du vide et du métal…
Je me sens si proche de ces deux éléments. Je les ai contactés, très jeune… trop jeune ?
Je les ai intériorisés, j’aime le métal, je le forge, je le travaille, je le sens.
J’aime le vide, celui qui s’ouvre sur la page blanche, et celui de l’absence de pensée quand j’écoute la nature.
Le vide, cette petite part de… comment dire… de néant, si mystérieux et inquiétant.
Le vide, espace vitale de la créativité, espace ou le néant laisse la place à la vie. La vie n’a de sens que parce qu’elle se termine dans un néant.
Est-ce ce vide qui lui donne sa valeur ?
Et le métal, qu’on chauffe et qui rougit.
Le rouge, couleur de la vie.
Le métal chauffé au rouge émet des électrons, et le tube prend vie. Dans cet espace vide se crée un univers en miniature. Une pulsation. Et c’est la musique qui prend vie.
Inexorablement, les vapeurs du métal vont envahir ce vide… Ou bien est-ce le vide qui va absorber le métal ?
L’un consomme l’autre pour rester en vie, jusqu’à s’y dissoudre. C’est obligé !
Il faut qu’ils se détruisent l’un l’autre, pour que vive le tube. Il faudra des années. La vie est à ce prix, un tube finit toujours par mourir.
C’est nécessaire, c’est pour cela qu’il est vivant, que sa “musique” est vivante.
J’aime les tubes. J’aime écrire sur les tubes. Devant la page blanche, je contacte ce vide où le métal s’exprime, et je suis dans mon élément.
Merci de partager cette passion.
