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Bien entendu - Pour une deuxième édition...

Le <a href="http://www.elektor.fr/bienentendu" target=_blank><U>livre</U></a> de Francis Ibre

Postby scarff » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonsoir Claude,Francis, et tout le monde....

Passionnant et enrichissant ce post.

<<< Je voulais te demander si je pouvais effacer,on peut n'est ce pas ? mes posts inutiles (tous ?) beaucoup n'étant pas essentiels >>>

A non c'est pas du jeu, ce qui est dit est dit..

A+

Eric
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Postby martian » Wed May 30, 2007 12:00 am

Francis Ibre a écrit :
"Les perceptions d’espace, de clarté, d’aération, sont liées précisément à la SUPPRESSION des informations fallacieuses (en particulier les produits d’intermodulations, à très bas niveaux), suppression qui a pour effet de dégager de nombreux petits signaux utiles au réalisme de la restitution."
Les informations fallacieuses peuvent être extraites soit pour les mesurer soit les écouter (tests soustractifs). Elles ont toutes les caractéristiques de l'insignifiance.
L'ajout en quantités raisonnables de bruit et de distorsion ont les effets maintes fois constatés, tout à fait semblables à ceux décrits ci-dessus. C'est facile à mettre en évidence avec un enregistrement sur bande magnétique d'un CD... pour ne pas parler des disques vynil au rapport signal/bruit de 60 dB maximum avec une bande passante limitée, une distorsion filtrant avec les 3% et une irrégularité de défilement jamais inférieure à 0.1%. Les micro-informations sont objectivement perdues dans ce magma de déformations, il n'empêche que le support reste un gros véhicule d'emotion pour la bonne raison que les petites déformations ne sont pas perçues comme telles mais comme des informations de réalité.

"Si on parle de dégradation du signal c’est qu’on n’a jamais vraiment expérimenté ce phénomène subjectif…"
Le contradicteur, qui ne vit que du plaisir de la contradiction, n'a jamais rien expérimenté et n'a jamais rien entendu.
Il ne veut surtout pas écouter la bonne parole.


"Dans ce rapport dominant/dominé il n'y a pas d'échange possible, seulement la confrontation."
Le rapport sera plus exactement décrit comme dominant à consentant. Les fidèles se révoltent rarement contre le maître, le prêtre ou le gourou. La "révolution" audio, comme toutes les révolutions, a joué entièrement sur le charisme. Contrairement aux autres, elle a su très habilement éviter la confrontation.
Mais le terrain conquis régresse en raison des deux maux qui affectent les révolutions et ceux qui les mènent : l'incohérence et l'âge.

"Le bon sens est ce qui faisait dire à nos ancêtres que la terre est plate…"
C'est le plus strict bon sens qui fait dire à leur constructeur que les câbles qu'il confectionne (faut-il consulter son livre pour savoir comment il a abouti à une recette aussi réussie ?) acroissent les détails sonores de façon saisissante et qu'ils sont meilleurs que tous ceux qu'il a entendus jusqu'alors.
C'est le plus strict bon sens qui a fait de l'expression "C'est meilleur" la plus employée par les audiophiles.
C'est à coup de science, et de bon sens aigu dont elle n'est que le développement, qu'on a établi la sphéricité de notre actuelle surface d'évolution.

"L’empiriste travaille nécessairement sur la réalité",
"Chercher des arguments pour contredire des faits"
L'empiriste ne travaille ici que sur la réalité de ses sensations.
La contradiction porte ici sur des affirmations, non sur des faits.
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Postby francis ibre » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour,

L'empiriste ne travaille ici que sur la réalité de ses sensations.

Schopenhauer :

** le monde EST ma représentation**

Traduire : la seule preuve de l'existence d'une réalité tangible EST **ce que j'en perçoit**, et rien d'autre.
Je ne peux appréhender la réalité des faits QUE par mes perceptions.

Mes perceptions auditives sont donc des faits, au même titre que les perceptions visuelles quand je regarde mon oscilloscope.

La contradiction porte donc bien sur des faits.

Remarque : **c'est meilleur** a un sens tout à fait précis lorsqu'on a indiqué quel objectif on vise et quels critères on s'est fixé, cependant j'utilise plutôt l'expression **je préfère**. J'indique ce que je cherche, ce que je fais, et pourquoi, et j'invite mes lecteurs à définir eux-même ce qu'ils ont envie de chercher, leurs propres critères de choix et leur démarche personnelle.

Je fuis les gourous et leurs dogmes, et en essayant de me coller cette étiquette vous illustrez parfaitement :

**on ne peux voir en l'autre que son propre reflet**

L'objectivisme serait-il un dogme difficile à dépasser ?

Francis

PS : oublier le **bonjour** et la signature est décidément très révélateur.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer ce silence (Miles Davis)
Essayons d'appréhender objectivement nos perceptions subjectives
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Postby claudem4 » Wed May 30, 2007 12:00 am

bonsoir francis et a tous


"il faut mesurer pour avoir une idée précise du comportement électrique ,mais c'est vraiment l'oreille qui a le dernier mot .en plus,la mesure dépends totalement de l'endroit ou on la fait ,a part dans une chambre sourde ,mais on n'écoute pas la musique dans une chambre sourde !"

interview de michel fertin fabriquant de h.p


est on obligé de penser et voire les choses de maniére binaire ?
dominant ou dominé
riche ou moins riche que moi
plus instruit ou moins que moi
etc etc
ce qui implique un jugement de valeurs ,qui dérive irrémédiablement vers l'envie ou la jalousie ,la pitié ou le mépris
pour ma part je ne veux ni faire envie ou pitié
j'essaie de pratiquer le non jugement
ni mieux!ni moins bien! différent !

certaines personnes aiment descendre ou dénigrer les autres ,cela leurs permet de se hisser un plus haut ,pensant qu'ils sont supérieurs
bien souvent se sont des frustrés ,qui nont pas pris (comme tout un chacun)conscience de leurs névroses,préférant s'y complaire
sans régler le fond du probléme.

p.s ce sera mon dernier post a ton égard,n'aimant pas les réglements de compte ,et aimant des choses plus constructives.
claudem4
 
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Postby martian » Wed May 30, 2007 12:00 am

Les salamalecs, les signatures systématiques qui se doublent de prêches de
politesse sont tout aussi révélateurs par leur présence que par leur absence.

L'appel aux philosophes ne cache pas l'absence d'une pensée structurée vis à
vis du problème soulevé, le son des cables. Pourquoi ne pas faire appel à un
anthropologue à propos de certaines pratiques audio ?

Il ne manquerait pas d'examiner sous toutes ses coutures ce phénonème du
"mauvais" cable de 30 cm qui introduit des produits d'intermodulation
sensibles (chiffrables à 0.0001%) et de comparer cette grandeur au reste de
celles du canal de transmission de l'information sonore, des microphones de la
prise de son aux haut-parleurs. Soit, dans les meilleures conditions au minimum
10 mètres de cable, une succession d'appareils électroniques, et un transducteur
à chaque extrémité, dont la somme des produits d'intermodulation dépasse
largement 1%. On rappelera à ce propos que distorsions harmoniques comme par
intermodulation sont régulièrment interprétées comme des améliorations du
signal lèvant un voile sur les micro-informations. C'est une des raisons du
succès des filtres à 6 dB/o pour haut-parleur.

Qui se permet de mettre ces ordres de grandeur en perspective se verra
diagnostiqué comme atteint de troubles psychologiques divers et variés.
C'est très pratique, puisque cela va se terminer, comme si bien exprimé dans le
message précédent, "Sans régler le problème".

On aurait pu comprendre que le "problème" concernait les affirmations sur le
"son des cables" et la tentative malheureuse des explications scientifiques qui
y sont données, non l'état d'esprit d'un individu.

Ce dernier considère que, en fait de morale, à défaut de politesse, il n'est pas
spécialement respectueux d'emmener sur la piste des liaisons dangereuses des
personnes sans aucun bagage électronique et qui seront donc toute ouie pour des
discours où la conviction est le meilleur véhicule pour renforcer le rendu des
micro-informations.
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Postby francis ibre » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour Martian,

mes excuses : j'allais écrire martien !
Peut-être aurais-je dû écrire martial ?

Jhésite entre les deux, et ça me fait penser à ces extraterrestres (martiens ?) au tempérament belliqueux (martial ?) mis en scène par Tim Burton dans Mars Attack...

Tiens, au fait : pour s'en débarrasser, je me souviens qu'il suffit de leur faire écouter de la musique...

ça tombe vraiment trop bien !

Le son des câbles ?
Cest croire ses oreilles ou croire sa raison.
Je n'écoute pas la musique avec ma raison, voilà tout. Et je ne suis pas le seul.

Francis

PS : j'ai bien compris que pour vous la politesse n'a aucune importance.'
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Postby francis ibre » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour,

Pas l'ombre du moindre empirisme là-dedans.

L'ombre des travaux de Helmoltz : empiriques.
L'ombre des connaissances antiques, des théâtres grecs aux cathédrales, où les vases à col faisaient office de résonateurs absorbants : empiriques.

L'identification, puis la modélisation et enfin la mise en équations, font nécessairement suite à une approche empirique.

Ce n'est pas parce que le spectre audio est limité que l'on n'entend pas ce qui se passe au dessus, ou plus exactement ce qui est induit par ce qui se passe au dessus : il y a toujours et partout de l'intermodutation

Voir page 111 de **Bien entendu**.

Francis
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Postby francisbr » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour Francis,

Faux : si on réduit le niveau dans la bande contenant le fondamental, alors que les bandes haut-grave et supérieures, contenant les harmoniques, ne sont pas atténuées, cela revient à réhausser le niveau des harmoniques par rapport à celui du fondamental...

Votre raisonnement est erroné et hors sujet.

Je confirme ce que j'ai écrit :
L'amplificateur et le haut-parleur génèrent des distorsions qui augmentent avec le niveau du signal.
Si le niveau du signal est plus faible, les distorsions sont plus faibles.

A+

Francis Brooke


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Postby francisbr » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour Francis,

T/2Pi est si je ne m'abuse le **group-delay**.
Pas exactement.
T/(2.Pi) est le retard moyen introduit par un passe-bas d'ordre 2 de type Linkwitz.

La courbe du temps de propagation donne le retard en fonction de la fréquence.
Pour un Linkwitz d'ordre 2, ce retard varie de T/Pi aux très basses fréquences à 0 aux très hautes fréquences.

Dans un filtre optimal du point de vue calage temporel, toutes les fréquences doivent arriver au même moment au point d'écoute.
La courbe du temps de propagation est donc un bon indicateur de la qualité du calage temporel.
Dans un filtre optimal, cette courbe de l'ensemble (passe-bas)+(passe-haut retardé) est une droite horizontale.

En retardant le passe-haut de T/2, on obtient une courbe du temps de propagation en fonction de la fréquence très irrégulière, ce qui est significatif d'un mauvais calage temporel.

A+

Francis Brooke

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Postby francis ibre » Wed May 30, 2007 12:00 am

Bonjour Francis,

La courbe du temps de propagation donne le retard en fonction de la fréquence.


La courbe de retard de groupe donne la vitesse de variation de la phase en fonction de la fréquence.

Un système constitué de deux HP et de leurs cellules de filtrage respectives n'est pas un système à phase minimale : il y a PLUS de déphasage que ce qu'indique la pente de la courbe de réponse !
Cette réponse est plate dans le cas d'un filtre L-R d'ordre deux, sa pente est donc nulle et le déphasage que cela révèle est... nul, parce-qu'elle ne révèle pas le déphasage entre les deux sorties PB et PH du filtre (180° à toute fréquence).

Dans ce cas, **le retard de groupe n'est pas équivalent au retard temporel en général**, comme le faisait remarquer Heyser (determination of loudspeakers arrival time, JAES vol.19, 1971).

On ne peut pas confondre retard de groupe et retard temporel.

A+
Francis

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