by transtube » Mon Sep 08, 2014 4:09 pm
Bonjour Ascal,
Ce sujet me rappel ma jeunesse. En effet j’ai passé toute ma carrière professionnelle dans l’après vente automobile.
Nous parlons de véhicules anciens, c'est-à-dire avant l’électronique embarquée. Il y avait à l’époque deux sortes d’indicateurs au tableau :
1 : les systèmes à bobines type galvanomètre
2 : les systèmes à bilame mois cher en production.
Le système à bobines comporte deux bobines antagonistes disposées à 90° et trois bornes, dont une commune aux deux bobines.
Le principe est très astucieux. Une bobine est alimentée par la tension de la batterie et tire l’aiguille dans un sens. L’autre bobine est montée en série avec la résistance variable de la jauge à carburant ou de la pression d’huile ou la thermistance de température d’eau ou d’huile….
L’astuce de ce système réside dans le fait que la disposition des deux bobines rend le système insensible aux variations normales de la tension de la batterie. Il ne nécessite donc aucun régulateur de par son principe même. En plus, se système ne génère aucun parasites.
Le système à bilame est constitué d’un bilame autour duquel est bobiné un fil résistant et deux bornes reliées à ce fil. Le bilame est relié mécaniquement à l’aiguille. Les mêmes capteurs sont utilisés et montés en série avec le fil résistant. Il est facile de comprendre que ce principe est sensible aux variations de la tension de la batterie. C’est la raison pour laquelle il est obligatoire d’alimenter ce système par un régulateur d’environ 9 à 10V pour rester dans une marge de sécurité par rapport aux variations de la tension de la batterie. Les premier régulateurs étaient à bilames et généraient pas mal de parasites dans la radio. Ils ont été remplacés par des régulateurs électroniques plus silencieux quant cette technologie à existé.
Concernant l’aiguille de la jauge d’essence qui bouge dans les virages. Du fait de l’inertie du bilame, le phénomène est plus lent sur ce système alors que l’aiguille gigote instantanément avec les indicateurs à bobines.
Il faut préciser qu’a l’époque de ces systèmes, ces variations étaient considérées comme normales. On expliquait au client que le contrôle du niveau se fait lorsque le véhicule est à plat et non en pente ou en virage. C’est toujours vrai aujourd’hui pour le contrôle du niveau d’huile.
Sur les véhicules modernes, il existe une solution pour la jauge à essence. Elle a été rendue nécessaire pour les moteurs à injection afin d’éviter de déjauger en virage. Le système est très simple et mécanique. Il est composé d’une sorte de cuvette fixée dans le fond du réservoir. C’est dans cette « cuvette » que sont disposés les tubes d’aspiration et de retour du carburant ainsi que le flotteur de jauge. Il y a même sur les modèles récents la pompe à carburant dans le but de la rendre silencieuse et d’éviter le désamorçage (technique aviation).
Voila pour les explications.
Pour le régulateur, tout dépend de quel type d’indicateur.
Pour la jauge dans les virages, tout dépend de la conception du réservoir et du type de jauge.
Des précisions, modèle de voiture, type d’indicateur à bilame ou bobines ?
Cordialement,
Bernard.