by francis ibre » Sat Jan 31, 2015 1:04 pm
Bonjour à tous,
dans un tube construit normalement, le filament de tungstène, chauffé au jaune, est émetteur.
S'il est négatif par rapport à la cathode, les électrons qu'il émet vont être attirés par la cathode : on a un courant de fuite filament cathode... alternatif si le chauffage est en 50 Hz, d'où une ronflette...
Et pire si le chauffage est en continu simplement redressé : cette fois ce sont des harmoniques du 50 Hz qui passent à la cathode : grésillement assuré.
Polariser le filament en positif par rapport à la cathode présente un avantage décisif : plus de courant de fuite vers la cathode !
La fuite est en sens inverse, en continu puisque la cathode est unipotentielle (tension continue...) : plus aucun bruit...
Mais : ce courant de fuite peut faire migrer des matériaux depuis la cathode jusqu'au filament, à travers l'isolant en alumine.
On sait que le nickel réagit avec le tungstène et provoque sa recristallisation en gros grain, rendant ainsi le filament fragile...
Mais le nickel forme principalement des ions positifs, qui seront donc repoussés par la tension positive du filament.
Il faudrait des ions nickel négatif pour que le nickel pose un problème : c'est possible en présence de cobalt, il se forme du [Ni(Co)6]2-
J'en conclus que ce tube utilise du cobalt dans sa cathode (pourquoi ?) et que si on polarise le filament en positif, alors ces ions négatifs vont polluer le tungstène et aboutir à la rupture du filament à moyen terme...
Ce n'est qu'une supposition de métallurgiste, je ne vois pas d'autre raison valable.
Francis
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer ce silence (Miles Davis)
Essayons d'appréhender objectivement nos perceptions subjectives
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