Un mot rapide pour signaler l’existence d’un forum yahoo group sur l’impression directe d’un cuivre à l’aide d’une imprimante jet-d’encre
http://tech.groups.yahoo.com/group/Inkjet_PCB_Construction/et une vidéo sur youtube montre la procédure à suivre… à quelques détails près
http://www.youtube.com/watch?v=FkHpjzOhzxARésumé des chapitres précédents (ou, en termes plus simple, mâchage d’une compilation pratique destinée à tous ceux qui ne souhaiteraient pas lire la petite centaine de contributions pour comprendre de quoi t-est-ce qu’on accuse t-on mon client)
L’utilisation directe d’une imprimante laser sur un cuivre est possible… mais avec quelques hiatus sérieux. Le moindre étant d’ailleurs les problèmes de répartition de charge. Car, souvenons nous, le papier est un isolant d’une part, et un matériau capable de se « charger » d’un point de vue électrostatique.
Souvenons nous, à l’école, l’expérience de la règle en plastique du prof sur de la peau de chat (miaou) (non, au fond, vous ne suivez pas, ce n’est pas le prof que l’on frotte sur de la peau de chat, c’est la règle).Laquelle règle attire de petits morceaux de papier grâce aux charges électrostatiques générées par le frottement. On peut reproduire l’expérience avec une copine en lui retirant sa combinaison en nylon, mais, très sincèrement, il est rare, dans ces cas précis, que l’on puisse disposer de petits morceaux de papiers. Ma copine, du moins, n’apprécierait pas. Et puis d’ailleurs, ce n’est pas le même genre de frottement. Mais la question nest pas là : avec le cuivre, pas question d'accumuler des charges d'électricité statique. Le toner est donc "mollement" attiré, voir, étant conducteur, il peut "décharger" une zone pour en charger une autre plus fortement. Résultat, la qualité de l'impression n'est pas régulière, et les noirs ne sont pas "profonds" de partout. Ce qui prouve que les combinaisons et autre fanfreluches font que l'on est toujours dans les petits papiers de nos compagnes (non, quelque chose m'a échappé... je reviendrais là dessus plus tard)
Mais revenons à nos moutons.
Le principe est simple. On exhume une veille imprimante à jet d’encre (celle que l’on a relégué le jour ou on a comparé le prix à la page entre une « Epson super-picture-pro 14000 DX color » et une antique laser HP de récup). On effectue une «
introducteurfeuillafeullectomie » (ablation sans anesthésie de l’introducteur feuille à feuille), doublée d’une
roulodegidajectomie (réduction drastique des rouleaux de guidage secondaires, ceux qui ne sont pas motorisés), et parachevée, selon le modèle, d’une élévation de la tête d’impression d’environ 2,5 mm (opération généralement effectuée soit par une calle placée sous le bras de guidage du chariot, soit par une calle placée sous le chemin de fer qui guide ce même chariot.
L’
introducteurfeuillafeullectomie ayant supprimé toute possibilité de guidage à l’introduction (et pour cause), certains fabriquent une sorte de plateau bien plat, situé dans le prolongement des rouleaux d’entrainement. Ce plateau, doté d’une cornière, aidera au guidage rectiligne du circuit à imprimer.
Il suffit ensuite de choisir une feuille de carton assez rigide et robuste –quoi que fine- qui servira de support d’entrainement, puis d’installer les drivers d’imprimante sur l’ordinateur, de placer une feuille de papier sur ladite feuille de carton (éventuellement maintenue avec un petit point de colle ou de « patafix ») puis de lancer une première impression. Elle déterminera l’endroit ou l’on doit placer le circuit à imprimer.
L’on remplace ensuite la feuille par le circuit, maintenu en place par du « double face »... et l’on imprime. Généralement, c’est un échec, car l’encre « perle » et ne tient pas sur le cuivre.
Deux solutions à cela (je ne les ais pas contrôlées et comparées toutes les deux, il me faut un peu plus de temps) : soit l’on préchauffe le circuit à imprimer, ce qui provoque une meilleure adhérence de l’encre sur le support, soit l’on passe le circuit avec un mélange eau-typol (paic citron en langage ménager) que l’on fait sécher… dans les deux cas, le four à refusion trouve là une utilité certaine.
Une fois le circuit imprimé… on bénie tante Agathe de nous avoir offert, il y a 3 ans, une imprimante laser (celle précisément qui a permis le comparatif économico-pictural dontauquel que l’on causait au tout début de cette description…)
Car, depuis le temps, on en a bouffé, des cartouches de toner. Et ça tombe bien, il en reste encore une qui n’est pas partie au recyclage. Encore un peu de chirurgie. On trépane, avec précaution, et si possible en plein air et avec un masque, la cartouche susnommée (qui peut également être une cartouche laser. Les cartouches susnommées sont généralement moins chères que les cartouches neuves). Tout çà pour récupérer le peu de toner qui demeure dans le réceptacle adéquat. Le toner de photocopieuse, livré en bouteille, s’utilise aussi bien.
Comme cette opération s’est déroulée en moins de 3 secondes et 5 dixièmes, l’encre de l’impression précédente (l’impression sus-décrite)(c’est comme susnommée, mais pour les descriptions) n’a pas eu le temps de sécher. Et l’on saupoudre, toujours avec précaution, le toner récupéré sur la plaque de verre epoxy cuivrée. Le toner va fortement y adhérer, et plus particulièrement sur les parties déjà encrées, par simple adhérence provoquée par l’humidité de l’encre (qui sèche plus lentement que sur du papier, le cuivre n’étant pas un support « absorbant »). Après un « certain temps d’attente » proportionnel au fût du canon, on passe un coup de soufflette pour chasser la poudre des endroits non masqués. Les plus distraits comprenne généralement, à ce stade, la raison pour laquelle nous insistons pour que cette opération se déroule sur un balcon ou à l’extérieur. Le nuage de toner , cette obscure pluie fine qui tombe comme des étoiles sur le tapis du salon (un autre cadeau de la tante Agathe, noël 1993) s’accompagne généralement d’un rugissement exogène, accompagné d’une proposition aimable de votre compagne vous désignant un tout autre appareil partiellement électronique plus connu sous le nom d’aspirateur.
Les autres, les partisans du balcon, jouissent d’un calme béat : le circuit est imprimé et bien noir. Moralité : Noël au balcon, remplace le typon (proverbe savoyard)
Mais ce n’est pas tout. Car même sec, cet encrage va disparaitre comme neige au soleil devant le premier assaut d’un bain de perchlo. Il faut… chauffer cette tartine epoxy-cuivre-encre-toner. Avec quoi ? Mais avec le four à refusion du bon docteur Masquelier, bien entendu ! 250 degrés durant une à trois minutes… tests dépendant de la surface de la plaque, de l’inertie thermique du four etc etc. On applique ainsi le principe de cuisson du toner tel qu’il est utilisé dans les imprimantes laser.
Une fois refroidie, la plaque peut alors être gravée. Les circuits double face sont réalisés en perçant trois ou quatre trous de repérage avant impression de la « face 2 » comme disent tous les bons Disk Jockey.
Il semblerait que les encres à pigment donnent de bien meilleurs résultats que les encres chimiques. Que le jaune et le cyan soient plus « accrocheur » que le noir (qui est techniquement la plus abominable des « couleurs » -oui, je sais, le noir n’est pas une couleur… même en imprimerie-). Que les plus fanatiques et experts prétendent avoir pu graver des circuits avec une finesse de .3 mils (le 1 mil étant un rêve.. pour les hyper, on continuera à se ruiner).
Le procédé, je pense, devrait également pouvoir être utilisé pour imprimer des faces avant ou le « silk mask » coté composants.
Marc'